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1 août 2013 4 01 /08 /août /2013 11:35
Samedi dernier, la star québécoise internationale était de retour sur ses terres natales pour présenter un show unique, Céline… Une seule fois. Un concert inédit très attendu par le public québécois qui n’a pas été déçu. Très en voix, la diva a enchaîné les tubes dans une tracklist inédite en privilégiant véritablement son répertoire français et en alternant les titres rythmés et les chansons à émotion. Plus en forme que jamais, la chanteuse, qui avait visiblement décidé de ne pas décevoir et de satisfaire les fans qui avaient pu débourser jusqu’à 299 dollars canadiens pour l’applaudir lors de ce concert en plein air, a également interprété des chansons jamais chantées en live issues de son dernier album français, Sans attendre, ou encore pour la première fois au monde une chanson jamais entendue, le single-titre de son nouvel album anglais, Loved me back to life. Reportage sur place et retour sur un concert mémorable avec nos photos exclusives.
 
 
Il y a cinq ans, Céline Dion enflammait les Plaines d’Abraham de la ville de Québec lors d’un concert inédit gratuit pour les 400 ans de la ville de Québec, en marge de sa dernière tournée mondiale Taking chances. Un événement qui avait réuni près de  250 000 personnes sur les Plaines et qui avait été marqué par une tracklist 100% française mais aussi par des duos inédits avec les plus grandes stars de la chanson locale comme Jean-Pierre Ferland et Luc Plamondon. Il s’agissait davantage d’une grande fête patriotique populaire que d’un simple concert de Céline Dion. Fin mars 2013, la société québécoise Québécom dirigée par Sylvain Parent-Bédard et l’équipe de la star de Las Vegas annoncent un concert unique de Céline, payant cette fois, sur les Plaines pour le 27 juillet. Un concert présenté comme étant le seul présenté en dehors de Las Vegas pendant au moins deux ans et comme mettant en avant à 80% les titres francophones de la chanteuse en remontant jusqu’à des titres de l’album « Incognito » paru en 1987. Autrement dit, un concert vraiment exceptionnel. En effet, le risque était de vouloir refaire le concert du 22 août 2008 et de ne rien apporter de neuf. Quelques jours plus tard à peine, la billetterie était ouverte et rencontrait un franc succès.
 
 
 
 
   
Après plusieurs jours de répétition à Las Vegas puis Montréal, la star posait ses valises sur la scène de Québec pour les tests de son habituels et des répétitions plus complètes dès le 25 juillet. La star récupère la scène qui a été celle de Paul McCartney quelques jours plus tôt à peine. Un spectacle qui a été salué par le public comme par la critique. Autant dire que la petite fille de Charlemagne n’a pas le droit à l’erreur et se doit d’offrir un spectacle digne de son rang artistique. La star protège donc fortement sa voix pour être au meilleur d’elle-même le jour J et surprend les quelques fans et journalistes présents lors des dernières répétitions à quelques heures du grand show par sa puissance vocale et son entrain.
 
Le jour J, les fans voulant être le plus proche de la scène se sont donné rendez-vous à l’aube devant les aires d’accueil, qui n’ouvraient pourtant pas avant-midi. Cinq-six heures du matin pour les plus passionnés. Certains ont fait le déplacement de loin : France, Norvège, Tahiti… « Une fois entrés dans l’aire d’attente, vous ne pouvez plus en ressortir » vous prévient-on à l’entrée avant de contrôler votre billet et le contenu de votre sac. L’attente va être longue, on le sait. Mais lorsqu’on entre dans cette fameuse « aire d’attente », on comprend mieux pourquoi les organisateurs préféraient que l’on arrive pas ici avant midi, voire beaucoup plus tard. L’espace proposé, semble en effet assez restreint pour pouvoir accueillir les 5000 personnes attendues dans la catégorie A-Or, la plus onéreuse. Malgré des conditions pas extrêmement confortables pour une catégorie également nommée VIP, l’attente s’est faite dans le respect et la bonne humeur. Les fans se sont contentés du petit sac à dos offert « Céline…Une seule fois » qui contenait quelques « petits petits » cadeaux : Un badge VIP, un bracelet dédicacé (qui sera l’une des pièces maîtresses du spectacle) mais aussi des écouteurs Schneider collectors.
 
 
 
Après plus de cinq heures d’attentes, vers 17h, les portes du site du concert se sont enfin ouvertes. Céline avait réalisé son soundcheck quelques dizaines de minutes plus tôt mais les fans n’en ont rien entendu. Bien que les détenteurs de billets de la section A devaient bénéficier d’un accès privilégié « sans attente », ils ont été prévenus que l’aire d’attente de la section B (devant théoriquement pouvoir accueillir 15 000 personnes), trop surchargée devrait être soulagée de quelques personnes mais que les détenteurs de billets de la section A seraient bien les premiers à accéder au site. Pourtant, lors de l’arrivée des premiers fans de la section A sur le site, de nombreux fans de la section B étaient déjà sur place… Un « miracle » qu’il n’y ait pas eu de mouvement de contestation, d’indignation ? Peut-être est-ce l’effervescence de s’approcher de leur idole qui a permis aux fans de faire fi de cet accueil un peu curieux et hasardeux.
 
Après plus de deux heures d’attente animées par un animateur de foule qui tentait à la fois de mettre de l’ambiance mais aussi de placer le public qui continuait à entrer, la première partie a enfin pu débuter. A 20h, le leader de cette première partie, le gagnant de la dernière Star Académie locale Jean-Marc Couture a fait son entrée pour interpréter deux de ses singles pop-rock qui ont semble t’il séduit l’assistance. Il a ensuite été rejoint par d’autres candidats du célèbre télé-crochet puis par la gagnante de La Voix, la version québécoise de The Voice, Valérie Carpentier. Ils ont réussi à mettre l’ambiance en enchainant les titres rythmés. Cette très courte première partie s’est achevée de façon attendue, pas très originale certes mais efficace, par l’hymne de la Star académie, le tube fédérateur de Grégoire, Toi plus moi. La première partie s’achève ici à 20h30 à peine avec un sentiment de show écourté.
 
 
       
Vous vous attendiez à ce que Céline Dion enchaîne ? Que nenni. Il faudra attendre encore de longues minutes pour que le show de la diva débute. Près d’une heure même, pendant laquelle les différents techniciens viendront nettoyer la scène et faire plusieurs tests de son. Quelques minutes avant le début du spectacle, les invités, très applaudis, ont pris place, juste en dessous de la régie, dans l’assistance : la mairesse de Lac-Mégantic Colette Roy-Laroche, le maire de la ville de Québec Régis Labeaume, la chanteuse Ginette Reno, le parolier et chanteur Jean-Pierre Ferland, le parolier Luc Plamondon, l’animatrice et productrice Julie Snyder et sa maman Thérèse Dion, bien évidemment. Quelques minutes avant le début du show, le mari de la chanteuse René Angélil a fait irruption dans la tribune. Il a été copieusement applaudi. Son entrée semble en fait quasiment marquer le début du show mais aussi le début d’une vague d’amour et d’émotion qui va durer pendant près de deux heures.
 
 
 
Il est près de 21h30. Les lumières s’éteignent, les cris retentissent, la guerrière peut entrer dans l’arène, la reine de Québec peut enfin retrouver son trône… la scène mythique des Plaines d’Abraham. Comme promis, elle va offrir à ses fans un show unique mêlant de grands moments musicaux à des effets visuels subtils et somptueux mais aussi de grandes chansons d’émotion à des titres beaucoup plus festifs et surtout renouer avec d’anciens succès francophones qui ont été des tubes au Québec mais que la diva n’a pas chanté depuis près d’une quinzaine d’années au moins pour certains.
 
 
Les plaines plongées dans le noir sont prêtes à accueillir leur déesse musicale. Plutôt que de faire une entrée bling-bling fracassante comme lors de la tournée mondiale Taking chances, la chanteuse reprend sa position de petite fille et comme un hommage à sa mère qui lui a écrit sa première chanson et un hommage au Québec tout entier, elle interprète a cappella depuis les coulisses, telle la voix d’un ange, Ce n’était qu’un rêve. Une voix pure qui donne le frisson et créée un lien quasi-mystique avec le public réuni comme en communion. Mais la lionne qui sommeille en Céline ne va pas tarder à se réveiller et la star effectue son entrée et rejoint la scène sur la très dynamique Dans un autre monde qui permet de mettre la foule de plus de 42 000 personnes dans une ambiance très festive. La star de ce spectacle n’est pas Céline Dion en tant que personne, comme cela peut l’être parfois dans son show de Las Vegas. Ici la star est le répertoire musical de Céline, véritablement. L’équipe de Céline n’avait pas menti. Le spectacle est vraiment neuf à 100% et à été conçu pour les Plaines. Sur le plan musical et visuel (les effets spéciaux, comme les costumes), ce spectacle a mis l’accent sur la nouveauté. L’artiste a tenu sa promesse et s’est impliquée à fond pour offrir un spectacle en très grande partie francophone et en évitant les reprises. De plus, la chanteuse à qui l’on reproche souvent dans les médias de trop parler entre les chansons lors de ses spectacles et de trop utiliser sa vie personnelle a cette fois enchaîné les titres à un rythme effréné. Le spectacle, très bien rodé malgré son unicité, a tout de même été saupoudré de quelques courtes interventions bien choisies. Pour ce grand spectacle cadencé, l’interprète n’a pas laissé de place à l’improvisation. Aidée d’un prompteur qu’elle semble n’avoir véritablement utilisé que pour ses quelques interventions parlées, la chanteuse et mère de famille a tenu en premier lieu à rappeler son soutien aux gens de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, juste après avoir évoqué très brièvement le précédent spectacle des Plaines en 2008 et la naissance de ses jumeaux, ainsi que son admiration pour la mairesse de la ville sinistrée. « Je vous propose ce soir d’offrir votre énergie et votre amour aux gens de Lac-Mégantic » a-t-elle ainsi déclaré. Une intervention très applaudie. Hormis sur La mer et l’enfant où l’on a pu apercevoir des images des jumeaux Nelson et Eddy en introduction et pendant la chanson, la vie privée de la chanteuse n’a pas été évoquée. Le répertoire francophone de Céline était le cœur de ce spectacle très particulier. Seule une reprise très élégante du titre Bozo de Félix Leclerc a été proposée pour célébrer les 25 ans de la disparition du chanteur et parolier.
 
 
 
Exceptionnellement accompagnée d’une section de cuivres, certaines chansons prennent une ampleur encore plus grande qu’à l’accoutumée. Comme promis, la star internationale a interprété tous ses grands tubes francophones. Ses collaborations avec Jean-Jacques Goldman qui a signé ses plus grands succès étaient au rendez-vous comme Pour que tu m’aimes encore, Je sais pas qui s’est clôturée par un duo saxophone-guitare électrique saisissant, DestinJ’irai ou tu iras (en duo avec Jean-Marc Couture), On ne change pasS’il suffisait d’aimer où la chanteuse était bouleversante, les larmes aux yeux face à l’amour que lui renvoyait le public mais aussi des titres que la chanteuse n’avaient pas été interprétés depuis la fin des années 90 et qui n’ont vraiment rien perdu de leur efficacité comme Je crois toi où les choristes et les musiciens ont offert un final divin rempli de douceur et de musicalité ou Terre qui n’a pas vieilli près de quinze ans après le concert mémorable du stade de France. C’est l’un des morceaux les plus efficaces et les mieux mis en scène de ce spectacle avec ces flammes qui donnent de l’élan et se mêlent à la voix et à l’allure impeccables de l’interprète dont on sent qu’elle prend plaisir à rechanter dans la langue de Molière.
 
 
  
Si la chanteuse n’a pas intégré Que toi au monde à la liste des chansons interprétées samedi, elle tout de même interprété plusieurs succès que lui avaient concocté Luc Plamondon, qui était présent : la très émouvante L’amour existe encore qui, en piano-voix, fait toujours son effet mais surtout le medley Je danse dans ma tête / Des mots qui sonnent / Incognito qui était attendu au tournant. Ces chansons, on pensait que Céline et son équipe les avaient rangées dans un placard qu’ils ne rouvriraient jamais plus. Quel bonheur d’entendre et de voir la star retrouver ses succès de l’époque et de voir qu’elle prend toujours autant de plaisir à les chanter à les redécouvrir. Aux premières notes de « Je danse dans ma tête », le public est entré dans une certaine ferveur. Juste avant de démarrer la chanson la star a donc lancé un malin « vous attendez ça hein ». Avec les cuivres, ces anciennes chansons s’offrent une nouvelle modernité ou un côté kitsch un peu décalé et assumé. Conserver le graphisme des clips originaux pour ce medley contribue aussi à une certaine nostalgie.
 
 
Ce concert exceptionnel a aussi été l’occasion d’offrir à son public plusieurs extraits de son dernier album Sans attendre qui s’est déjà écoulé à travers le monde à plus de 1,2 million d’exemplaires. On a ainsi pu entendre pour la première fois en live Parler à mon père, Qui peut vivre sans amour ? qui envoie vocalement mais qui pourrait bénéficier d’un visuel plus fort, Celle qui m’a tout appris qui a ému Maman Dion, La mer et l’enfant et Je n’ai pas besoin d’amour qui permet d’entendre la chanteuse sur un second piano-voix.
 
 
En plus de ces nombreux titres français, la star qui cartonne à Las Vegas a tenu à intégrer tout de même quelques uns de ses plus grands succès en anglais sur lesquels elle a pu donner de la voix et véritablement impressionner son premier public en rappelant qu’elle est une bête de scène et une technicienne de la voix hors pair comme « It’s all coming back to me now », « The Power of love », « All by myself », « Love can move mountains », « River deep, mountain high » ou encore l’incontournable « My heart will gon on ». Des titres qu’elle a livrés avec brio et souvent abordés comme de véritables performances sportives. Comme un dernier cadeau pour son public québécois, la star a décidé à la dernière minute d’ajouter le premier single de son nouvel album anglais qui est attendu pour le mois d’octobre à la tracklist de son concert événement, Loved me back to life. Un événement très rare dans la carrière de la chanteuse qui n’a pas l’habitude de prendre le risque de présenter un titre inédit inconnu en concert. Le public québécois a vraiment été choyé et est donc le premier au monde à avoir entendu ce nouveau single. Une toute nouvelle chanson signée Sia qui n’est pas sans rappeler très légèrement Diamons de Rihanna, écrite par la même artiste. Le public a littéralement été conquis par cette chanson rythmée, qui entre dans la tête mais qui atteint des notes vertigineuses et qui s’annonce comme un possible futur tube cet automne tellement l’air reste en tête et tellement l’interprète y a mis toute sa voix et toute son âme.
 

 
 Mais le plus beau moment reste sans doute le final de ce spectacle rempli de classe et de grâce. Tout d’abord, ses fans ont décidé de lui faire une belle surprise. Le groupe des Red Heads a décidé de réitérer l’expérience de ce qui s’était passé à Arras, en France, en juillet 2008 et de gonfler des ballons rouges. Mais cette fois ci, il ne s’agissait plus de quelques dizaines de ballons mais de plusieurs milliers de ballons qui ont commencé à faire leur apparition lors de la chanson Pour que tu m’aimes encore. Une surprise qui a semble t’il fait sourire la chanteuse qui avait elle aussi préparé sa surprise visuelle.
 
Après avoir interprété son nouveau titre anglais, la star québécoise a clôturé son concert par ces quelques mots simples mais portant un message d’espoir qu’elle souhaiterait que ses fans diffusent, répandent autour d’eux : « on ne devrait jamais laisser disparaître l’enfant qu’il y en chacun de nous. C’est le miracle que je ne nous souhaite ce soir». Pendant la chanson Le Miracle, le deuxième single de l’album Sans attendre, les bracelets blancs distribués aux 42 000 spectateurs des Plaines d’Abraham se sont illuminés laissant apparaître le symbole de la paix. Un très joli symbole d’humilité de la part de la chanteuse, qui n’a pas choisi de sortie de star mais qui a choisi de mettre en lumière son public et de désigner l’ensemble de ses fans comme étant des artisans et des acteurs de la paix à part entière.
 
Céline peut être contente d’elle. En décidant de se donner à 100%, la star québécoise a offert un show hors pair véritablement inédit et faisant la part belle à quelques pièces un peu oubliées de son répertoire francophone. Pendant plus de deux heures, elle a enflammé les Plaines dans un show très rythmé, millimétré mais rempli d’émotion avec une technique vocale parfaite. « Céline… Une seule fois », le public québécois s’en souviendra. Québé Comm et les Productions J ont réalisé une captation télévisée du spectacle qui, contrairement à ce qui avait été sous-entendu initialement, sera belle et bien diffusée à la télévision. Au Québec d’abord, évidemment. A la demande sur le réseau Illico-Vidéotron à partir du 10 août puis plus tard sur TVA. Puis dans le monde entier. D’après le Journal de Québec, une diffusion en France pourrait avoir lieu à l’automne sur la chaîne du groupe Canal + D17.
 
Cet excellent concert qui rapproche Céline de la musique à l’état pur se passe des gadgets techniques qui sont utilisés de façon rare et à bon escient. Ce concert événement est unique mais servira néanmoins de base pour la tournée européenne qui s’en vient. La diva est au top de sa forme et au sommet de son art. Cela promet de très beaux moments à venir pour les fans qui l’attendent à Anvers et à Paris en novembre.

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Published by celinemusic
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